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Antiquité et haut Moyen Âge

Antiquité et haut Moyen Âge

L’étude de la verrerie antique et du haut Moyen Âge est effectuée en collaboration avec des chercheurs de plusieurs autres UMR du CNRS, de nombreux musées et acteurs de l’archéologie préventive ainsi que dans le cadre de l’AFAV (Association Française de l’Archéologie du Verre).

Les résultats obtenus sur les verres millefiori (étude en collaboration avec M.-D. Nenna, MOM) et publiés dans les Actes du colloque de l’AIHV d’Anvers (Association Internationale de l’Histoire du Verre) montrent qu’il est possible de distinguer les productions syro-palestiniennes des productions égyptiennes, et de suivre leur diffusion géographique et chronologique. La mise en évidence de différents groupes de verres lors de ce programme permet de mieux comprendre l’approvisionnement de plusieurs sites antiques tel celui de Saint-Bertrand-de-Comminges. Les études menées pour cette période mettent aussi l’accent sur le commerce du verre brut en Méditerranée, par l’étude des blocs de verres retrouvés dans différentes épaves méditerranéennes ou sur des ateliers secondaires.

L’émergence de nouveaux types de verres comme le verre incolore du IIe siècle (décoloré à l’antimoine) est étudié au sein d’un programme de recherche développé au sein de l’AFAV.

Pour la fin de l’Antiquité et le début du haut Moyen Âge, les recherches concernent plus particulièrement les perles retrouvées dans les sépultures mérovingiennes. Les résultats des analyses de ces perles, retrouvées dans des sépultures et des sites datés entre le Ve et le VIIIe siècle sur un territoire géographique qui s’étend de la Baltique à l’Espagne, mettent en évidence plusieurs types de compositions. Certains d’entre eux peuvent être associés à des productions locales et mettent en évidence à la fois le recyclage de verres antiques et l’utilisation de recettes de coloration originales. D’autres témoignent par contre d’échanges à longue distance et permettent de retracer différentes voies commerciales qui relient l’Europe du haut Moyen Âge au reste du monde, par exemple l’Asie Centrale et l’Océan Indien.

La production de verre, entre la fin de l’Antiquité et le début de la période islamique au Proche-Orient, est étudiée en collaboration avec D. Foy (CCJ). Ces recherches ont pour but d’étudier la réapparition et la diffusion des verres sodiques aux cendres de plantes au Proche-Orient.