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Accueil du site > Thèmes de recherche > Fabrication et diffusion des produits de l’industrie verrière

Protohistoire

Protohistoire

Les études sur la verrerie protohistorique sont développées en collaboration avec les archéologues de l’INRAP et du DRASSM, mais aussi avec de nombreux autres acteurs de l’archéologie préventive, des équipes universitaires et des musées français et étrangers (Belgique, Suisse, Angleterre, Italie, Danemark, Portugal). Leur but est d’établir un référentiel chimio-typo-chronologique afin d’étudier la production et la diffusion des objets en verre (éléments de parure principalement) pour la période s’étendant de l’Âge du Bronze moyen à la fin du premier Âge du Fer. Les résultats obtenus ont fait l’objet de diverses communications ainsi que d’articles régionaux.

Pour l’Âge du Bronze, il s’agit essentiellement d’établir l’inventaire de l’ensemble des éléments de parures retrouvés en France (perles en faïences pour le Bronze ancien, perles en verre et faïence pour l’Âge du Bronze moyen et final) et d’identifier leur origine grâce à leur composition. Au cours de ces périodes, on identifie trois principaux centres de production de verre : la Mésopotamie et l’Egypte pour le Bronze moyen et final, et l’Italie du Nord avec les ateliers de la région de Frattesina pour le Bronze final.

Au premier Âge du Fer, de nouvelles recettes de fabrication verrière apparaissent, et l’on observe une forte augmentation du nombre d’objets en verre au sein des sites archéologiques. Si les objets en verre de cette époque proviennent quasi exclusivement des centres de production du Proche-Orient, les analyses mettent en évidence l’existence de différents ateliers, caractérisés par des recettes de fabrication ou de coloration originales. En particulier, les études menées sur les perles en verre des sépultures hallstattiennes de l’est de la France mettent en évidence des compositions particulières qui pourraient êtres liées à des centres de production régionaux.

Au second Âge du Fer, le commerce du verre évolue. Si le verre en tant que matière première est toujours fabriqué au Proche-Orient, l’exportation de verre brut vers des ateliers secondaires situés en Europe occidentale se développe, comme le montre la présence d’épaves renfermant des blocs de verre en méditerranée occidentale (épave des Iles Sanguinaires, Corse, IIIe s. avant notre ère). On assiste au cours de cette période à l’émergence d’un artisanat verrier caractéristique du monde celtique. Là encore, les analyses permettent d’identifier différents type de verre et d’étudier leur circulation. Une partie de ces recherches sont menées dans le cadre de la thèse de J. Rolland.